Pour faire face aux nouvelles réalités de leur marché, nombre d’entreprises transforment activement leur organisation. Une transformation qui passe bien souvent par la recherche d’agilité et le partage d’information. Mais le succès de la démarche ne dépend pas uniquement de la volonté de réussir : chaque organisation doit faire le tri parmi les nombreuses méthodes existantes et choisir celle qui s’inscrira le mieux dans sa culture et ses objectifs. Les efforts en valent la peine, les diverses formes d’agilité permettant d’ouvrir son organisation, d’apprendre en continu et d’accélérer très nettement les prises de décision.
Les bénéfices de l’agilité sur les organisations
L’agilité est sur toutes les lèvres. S’adapter au changement est désormais une nécessité absolue : un constat renforcé par le contexte économique et sanitaire récent ! Sur des marchés en rapide évolution et face à de constants changements, les entreprises ont besoin de se montrer agiles.
Cette agilité peut créer des réticences chez les décideurs, qui voient dans cette pratique une source de désorganisation. Mais en réalité, les avantages sont nombreux. Parmi les principaux avantages de l’agilité, on citera avant tout :
- L’adaptation au changement : changements d’usages des consommateurs, aléas chez les fournisseurs, imprévus en interne sont autant d’événements qui bouleversent et retardent l’entreprise. L’agilité permet de composer plus facilement avec les problèmes sans allonger ses délais ni augmenter ses coûts.
- L’élimination de l’effet tunnel : raison fréquente de l’échec des projets, l’effet tunnel est causé par des trous d’information durant ces projets. En favorisant des échanges très réguliers entre les intervenants, l’agilité permet d’éviter toute lacune dans la transmission d’information, et donc toute mauvaise surprise en fin de projet.
- La vision transversale des projets : les méthodes Agile telles que SAFe contribuent à un meilleur partage des tâches entre les parties prenantes du projet. La communication régulière et l’ajustement des intervenants les uns par rapport aux autres contribuent non seulement à un travail précis des métiers, mais aussi à plus de transversalité dans les actions entreprises.
La mise en place concrète de la méthode Agile et les alternatives
Pour apporter un cadre complet à la gestion de projet de l’entreprise, la méthode Agile doit être mise en place par étapes, dans le bon ordre. Le déploiement de la méthode entraîne une transformation en profondeur du travail des équipes : celle-ci doit donc récolter l’adhésion des collaborateurs et ne pas bouleverser les méthodes établies.
Des événements importants tels que la rétrospective sont simples à organiser dans un premier temps. Ils contribueront à l’amélioration continue et pourront être suivis par la mise en place d’un product backlog et des sprints caractéristiques de la méthode. Adoptée pas à pas, la méthode Agile a davantage de chances de susciter l’adhésion et de s’inscrire dans la culture d’entreprise.
D’autres actions permettent elles aussi de gagner en agilité :
- L’Architecture d’Entreprise (AE) vise à structurer tous les éléments, systèmes et processus de l’entreprise afin d’adapter leur fonctionnement aux exigences du moment. Le nouveau cadre ainsi créé permet de mieux mettre en adéquation les décisions stratégiques et les projets sur le terrain.
L’Architecture d’Entreprise permet d’agir à grande échelle : un modèle adapté aux grandes entreprises pour lesquelles l’agilité et son périmètre limité ne sont pas toujours suffisants. Complémentaires, les deux démarches permettent de concilier vision d’ensemble et souplesse des équipes durant les projets.
- Le design holarchique, quant à lui, permet de structurer une organisation en partant du bas : les processus sont alors repensés en fonction des besoins de terrain, rendant les stratégies plus réalistes et concrètes. La modélisation par cercles et rôles garantit une vision globale de l’organisation et beaucoup de flexibilité. Facilitant la circulation de l’information et des besoins, le design holarchique facilite aussi l’apprentissage collectif continu.
- On citera enfin le concept d’entreprise libérée, qui vise l’agilité en offrant plus d’autonomie aux collaborateurs. Les processus de décision sont ainsi allégés et les projets, s’appuyant sur l’intelligence collective, sont plus rapidement mis en œuvre.
Les entreprises cherchent à se transformer pour être plus agiles, et cela ne se limite pas à généraliser la méthode agile. Les méthodes ne manquent pas pour gagner en flexibilité et s’adapter plus facilement aux contraintes. Dans la recherche d’agilité, la démarche de toute entreprise doit cependant commencer par une véritable introspection sur la taille de l’organisation et ses besoins. Les méthodes diffèrent et celle qui sera choisie doit être cohérente avec le mode de fonctionnement interne, ou avec celui que l’entreprise cherche à atteindre.
Enfin, au-delà de sa mise en œuvre au quotidien, l’agilité doit s’inscrire en profondeur dans la culture d’entreprise pour porter ses fruits. La transformation pourra se faire en douceur, dans le respect des attributions de chacun : bien acceptée, elle offrira les meilleures chances de réussite.
La nécessité de définir et partager une vision claire des projets et services IT
Dans la transformation agile, une tendance cruciale émerge : la nécessité de définir et partager une vision claire des projets et services IT au sein de l’entreprise. Imaginez un navire sans capitaine ni destination précise ; les équipes pourraient bien ramer à contre-courant sans savoir où elles vont. Dans un contexte agile, une vision partagée est indispensable pour engager les équipes, faciliter l’adhésion au changement et valoriser les efforts de chacun.
La vision, boussole de la transformation agile
Définir une vision claire implique de formuler des objectifs précis et inspirants, qui parlent à tous les niveaux de l’organisation. Cela commence par la direction de la DSI qui doit articuler les ambitions du projet, ses impacts positifs et les opportunités qu’il apporte.
Cette vision doit être communiquée régulièrement et de manière transparente à toutes les parties prenantes : des développeurs aux responsables de projet, en passant par les utilisateurs finaux.
Partager le changement pour une adoption réussie
Partager cette vision permet de créer un sentiment d’appartenance et d’engagement. Lorsqu’une équipe comprend le « pourquoi » derrière les transformations, elle est plus encline à y adhérer activement.
Cela passe par des ateliers collaboratifs, des séances d’information régulières et l’utilisation de plateformes de communication efficaces (comme les intranets ou les outils collaboratifs en ligne).
Une communication ouverte et bidirectionnelle est l’une des clé pour s’assurer que chaque membre de l’équipe se sente impliqué et valorisé.
Valoriser les projets et la DSI
En outre, une vision partagée aide à valoriser les projets et la DSI. Lorsque les projets IT sont clairement alignés avec les objectifs stratégiques de l’entreprise, ils sont perçus comme des moteurs de succès plutôt que comme des coûts, « marketer » vos projets et votre Système d’information devient ainsi un nouveau levier de valeur. Cela renforce la légitimité de la DSI au sein de l’organisation, en montrant comment ses initiatives contribuent directement à la performance globale.
Concrètement, pour mettre en œuvre cette tendance, les entreprises peuvent :
- Établir des roadmaps claires : des plans de route détaillés qui montrent les étapes et les jalons du projet.
- Utiliser des outils de gestion de projet visuels : comme les tableaux Kanban ou les diagrammes de Gantt, pour visualiser l’avancement et les contributions de chacun.
- Mettre en place des revues régulières : des points de contrôle périodiques pour évaluer les progrès, ajuster les objectifs et célébrer les succès intermédiaires.